Trois pistes pour développer son entreprise sans dépérir

Une croissance trop rapide est perçue comme un risque par les dirigeants de PME, selon une étude du groupe BPCE. Il est pourtant possible de faire grandir sainement une entreprise.

 

Deux tiers des dirigeants préfèrent stabiliser et consolider la situation financière de leur entreprise, plutôt que d’engager des investissements afin d’assurer son développement futur. C’est l’un des constats de l’étude réalisée par les équipes de BPCE l’Observatoire sur la croissance des PME et ETI en France*. Selon la Banque de France, le ratio d’endettement sur fonds propres a baissé de moitié dans les PME entre 1999 et 2013, passant de 68,4% à 34,1%, diminuant également fortement dans les ETI.

Un risque vital pour l’entreprise
Seuls 47 % des dirigeants jugent que leur entreprise est en phase de croissance. « Les chefs d’entreprise nous disent que la croissance est associée à un risque vital pour l’entreprise », souligne Alain Tourdjman, à la tête de l’étude. Parmi les risques identifiés par les chercheurs : une fragilité accrue de l’entreprise et de ses finances, le passage à une organisation trop complexe, l’éloignement du terrain et des équipes … Pourtant, selon les auteurs, les entreprises en hypercroissance (plus de 20% par an sur l’excèdent brut d’exploitation, les effectifs ou la valeur ajoutée) résistent mieux aux crises.

Le rapport BCPE laisse entrevoir trois pistes pour faire grandir sainement votre entreprise.

 

#1 Adoptez la croissance qualitative

60% des chefs d’entreprise associent croissance et hausse du chiffre d’affaires, et 55% croissance et hausse du résultat net. A contrario, les auteurs du rapport prônent le passage d’une croissance quantitative à une croissance qualitative. « La croissance, ce peut être aussi mieux traiter vos employés, fournir un meilleur service clients, gagner des parts de marché, prendre des positions sur les concurrents, fournir le bon service au bon prix », déclare un chef d’entreprise interrogé. « C’est avoir de nouveaux projets, de nouveaux enjeux », estime un autre.

 

#2 Serrez-vous les coudes

L’étude établit une corrélation entre la compétitivité globale d’une entreprise et la qualité de ses interactions avec ses différents partenaires. Sa capacité à travailler en réseau permettrait donc en partie de dépasser l’obstacle de la taille critique. Les échanges amélioreraient le partage des ressources, la diffusion intersectorielle de l’innovation et un accompagnement dans l’internationalisation.

 

Lire la suite de l’article de Emre Sari sur Business Les Echos