Développement de carrière, les voies à suivre pour combler les attentes

Le livre blanc intitulé « Disconnect », récemment publié par ADP, fait état d’un délitement du lien social dans l’entreprise. Les salariés ont du mal à percevoir leur devenir : mal évalués, ils estiment que leur évolution personnelle et la progression de leur carrière n’est pas au niveau de leurs attentes. Ils ont donc plutôt tendance à ne pas recommander leur entreprise à leurs proches et à regarder eux-mêmes vers d’autres horizons.

 

Des attentes fortes mais souvent déçues

Il n’est pas de motivation durable ni d’engagement possible sans perspectives, susceptibles de rassurer le salarié sur le fait qu’il a un avenir prometteur dans l’entreprise. Nul ne peut imaginer que seules les tâches accomplies au quotidien suffisent à donner envie de se lever le matin pour aller travailler. Pourquoi, en effet, tenter chaque jour de remplir les missions confiées et d’atteindre les objectifs fixés si l’on ne peut espérer un « meilleur » en contrepartie ? Sur ce point, il faut reconnaître qu’il y a une déconnexion entre les attentes des salariés et leur perception :

  • 54% estiment que l’évaluation de leur performances n’a pas ou moyennement contribué à leur développement de carrière ;
  • 73% des salariés ne sont pas satisfaits des opportunités professionnelles qui leur sont offertes au sein de leur entreprise ;
  • 14% d’entre eux seulement recommanderaient leur entreprise à leurs proches.

 

Comment ne pas avoir le sentiment d’un beau gâchis, alors que nos entreprises ont un impérieux besoin de croissance et de compétitivité…

 

Un diagnostic inquiétant

La déconnexion est ici comme un contrecoup à trois bandes :

  • entre le travail effectif et la reconnaissance de la performance ;
  • entre la performance effective et les opportunités d’évolution professionnelles ;
  • entre ce que les entreprises offrent comme perspectives à leurs salariés et la « marque employeur » qu’elles prétendent développer.

 

L’entreprise a changé. On y vient, certes, pour percevoir une rétribution mais également pour développer ses compétences. Pour s’épanouir. Pour réaliser un projet. Bien sûr, les carrières à vie au sein d’une même structure n’existent plus. On le sait, les salariés vont devoir fourbir leurs propres armes pour rebondir sur un marché du travail devenu très tendu. Ils doivent devenir les acteurs de leur développement et optimiser par eux-mêmes leur employabilité. Mais n’est-ce pas le rôle que l’entreprise devrait tenir ?

 

Lire la suite de l’article de Patrick Bouvard sur Harvard Business Review / @PatrickBOUVARD