Comment les équipes progressent grâce à l’intelligence collective

Pour gagner en efficacité et en performance, rien de mieux que de parier sur le groupe. Cela implique, pour l’entreprise comme pour le salarié, de sortir de sa zone de confort et surtout, de faire primer les compétences et l’expérience sur le périmètre de poste. Un défi, certes, mais avec à la clé l’assurance de prendre l’avantage sur la concurrence.

 

Intelligence collective, entreprise libérée, management agile… autant de mots qui, à force d’être employés à tort ou à raison, ont perdu de leur sens et de leur valeur. Tant est si bien que, par déformation, on en arrive à les confondre, ce qui complique considérablement leur mise en application concrète.

Pourtant, l’intelligence collective, c’est à dire l’addition des compétences de chaque collaborateur, et non pas une sorte de résurgence d’un bon sens collectif, est un levier d’efficacité opérationnelle sans pareil. L’intelligence collective, ce n’est pas un concept abstrait, c’est une mutualisation ordonnée, structurée et réfléchie. Comme toute construction, elle doit se faire avec une idée bien précise de finalité, et même de rentabilité.

 

Chacun son rôle

L’intelligence collective, ce n’est pas une notion floue, utilisée pour mettre en place des projets vaguement affiliés à des politiques RSE, c’est un atout aussi concurrentiel qu’engageant. Engageant parce que parler d’intelligence collective ne peut se faire sans parler de responsabilisation de l’ensemble des acteurs, entreprises et salariés. Pour être réellement efficace, l’intelligence collective doit être calibrée, chacun doit connaître son rôle dans le projet d’entreprise.

Dès lors, comment traduire concrètement cette nouvelle approche. On peut envisager un programme en trois temps.

La première étape, comme souvent, est un temps d’audit. Arbre de connaissances, cartographie de toutes les compétences, allant au-delà des intitulés de postes classiques et souvent restrictifs, permettent de disposer de données précises et surtout exploitables. Connaître ses équipes sous un angle nouveau constitue une petite révolution en termes de pratique RH.

On entend de plus en plus parler de fonctionnement en mode mission, projet. De telles approches, plus agiles, ne prennent sens que si l’on accepte un type de fonctionnement différent, une approche où la compétence, l’expérience primeraient sur le périmètre de poste. Ce sont donc des donnés dynamiques qu’il faudra suivre dans la durée grâce à de nouvelles applications de collecte et de visualisation. Que ce soit en faisant appel à des géants de l’informatique comme Information Builders ou Oracle, ou de petites start-up comme Ligamen qui utilise l’analyse topologique (c’est-à-dire l’étude des données communes à des entreprises et/ou des individus).

 

Sortir de son périmètre

Faire appel à l’intelligence collective est source de plus-value. Pour l’entreprise : mobiliser les personnes les plus adaptées au projet, les plus à même de proposer des solutions et de les mettre en œuvre. Pour le collaborateur : avoir la possibilité, sur des projets ponctuels, ciblés, de sortir de son périmètre classique, d’utiliser différemment ses acquis, et in fine de monter en compétences. Car c’est là que se trouve l’avantage décisif, avoir recours à l’intelligence collective globale permet de faire progresser l’individu.

 

Lire la suite de l’article de Christian Pousset sur Harvard Business Review