Intégrer l’intelligence artificielle dans l’entreprise, un défi pour les managers

Comment les collaborateurs accueillent-ils la nouvelle ère des machines intelligentes? Cette question n’est que peu abordée lors des nombreux débats sur l’automatisation et l’intelligence artificielle, même si l’impact des nouvelles technologies tend parfois à faire l’objet de spéculations excessives.

 

Ce qui n’empêche pas, par ailleurs, un certain nombre d’entreprises d’intégrer l’intelligence artificielle dans leur organisation et de devoir faire face à des défis managériaux.

Selon une enquête mondiale menée par Accenture Strategy, la grande majorité des collaborateurs accueillent positivement les technologies digitales. En France, ils sont environ quatre fois plus nombreux à penser que le digital va améliorer leurs perspectives d’emploi, par rapport à ceux qui estiment qu’il va les détériorer.

De toute évidence, beaucoup de ces compétences n’ont pas encore atteint le degré de sophistication nécessaire pour exploiter tout le potentiel de la transformation digitale.

Il existe toutefois un socle relativement large de profils pouvant être mis à profit des business models digitaux.

 

Plusieurs secteurs s’y sont déjà mis

La montée en puissance rapide de la génération Y aura vraisemblablement pour effet de renforcer ce socle et de conduire à une plus grande acceptation des machines intelligentes et de l’intelligence artificielle.

Dans le secteur agricole, de nouveaux systèmes intelligents permettent déjà d’optimiser non seulement la productivité, mais aussi la précision des tâches, grâce aux capteurs, drones et autres technologies.

Dans le secteur financier, des robots-analystes prodiguent des conseils financiers auprès de clients bancaires. Il existe aujourd’hui des lunettes intelligentes qui aident le personnel d’intervention technique à accéder aux données et aux instructions dont ils ont besoin pour effectuer leurs tâches de maintenance et de réparation.

Ces innovations ne font pas de nous des « super humains ». Elles rendent simplement les humains « super efficaces ». L’intelligence artificielle leur permet de travailler mieux et plus : il n’est donc pas étonnant que les directions d’entreprise partagent l’optimisme de leurs collaborateurs. Il reste cependant un défi de taille à relever. Les managers, qui sont chargés de mettre en œuvre ces changements, se retrouvent pris entre deux feux. Ils sont d’ailleurs, selon une récente analyse, ceux qui se montrent le plus préoccupés par ces évolutions.

 

Lire la suite de l’article de Céline Laurenceau sur Harvard Business Review