Pourquoi l'entrepreneur doit soigner sa vitrine numérique

Dans un monde toujours plus connectés, les TPE/PME ont intérêt à miser sur le numérique pour se développer.

 

Il fut un temps où pour monter un commerce, il fallait choisir un emplacement de choix, aménager un local, fixer une enseigne, soigner la vitrine et… attendre que le client franchisse le pas de porte. Le commerçant pouvait faire appel à un professionnel de la décoration qui, fort de son expérience, était capable d’embellir avantageusement les lieux. Lorsque les premiers clients découvraient enfin la boutique (souvent ceux qui avaient été intrigués par les travaux en cours), la première impression était radicale !

 

Soit ils appréciaient la décoration, les produits proposés, l’accueil du vendeur et la probabilité qu’ils reviennent était forte. Soit, en un coup d’œil, ils pouvaient choisir de ne jamais revenir et le pouvoir d’achat qu’ils pouvaient apporter était réduit à néant en quelques secondes ! Dans les deux cas, le bouche-à-oreille faisait ensuite son œuvre et le nouveau commerce était catalogué. Le réseau de consommateurs diffusait alors ses impressions à la vitesse de l’éclair !

Avec le développement du  low-cost, les habitudes ont été bouleversées. Un hangar rempli de cartons à peine déballés et une décoration minimum pouvaient désormais également attirer une foule de consommateurs prêts à faire l’achat du siècle en tirant profit de la promotion en cours.

Dans le monde moderne, un entrepreneur est face à de multiples choix lorsqu’il s’agit de mettre en place son entreprise ou son commerce via internet. Mais une constante demeure, en fonction de la façon dont le consommateur percevra l’image de marque de la nouvelle entreprise, celle-ci sera catégorisée à jamais.

 

Une dématérialisation de la vente

Alors que la dématérialisation de notre économie s’accélère, que la monnaie métallique et papier est vouée à disparaître au profit de monnaies électroniques, progressivement, de nombreux commerces et services sont uberisés et se dématérialisent pour s’éloigner des centres-villes et ne plus apparaître que sur le Web.

L’entrepreneur moderne du XXIe siècle, qu’il vende des services ou des biens, doit tenir compte de cette révolution quand il bâtit son business plan et réfléchit sur les moyens d’atteindre sa cible de clientèle. Au lieu de chercher le meilleur emplacement en centre-ville, il va être amené à trouver les moyens d’attirer des visiteurs sur son site en utilisant le relai de plateformes comme Google, Facebook, Twitter, LinkedIn, Instagram ou d’autres…

L’équation est complexe ! D’un commerce qui aurait pu être local ou régional, il s’est transposé dans un monde où les frontières n’existent plus et où les acheteurs pourront arriver du monde entier ! Pour tenir compte de ces contraintes, il va devoir s’interroger, dès le départ, sur sa stratégie de marque et son positionnement commercial pour offrir la vitrine la plus adaptée au consommateur cible.

 

Bâtir sa vitrine

Le commerce ou l’entreprise, que l’entrepreneur va ouvrir sur le Web, doit refléter le positionnement qu’il aurait eu dans le monde réel. Un site bas de gamme, un aménagement négligé, une navigation peu intuitive seront autant de barrières au développement rapide de l’enseigne. Une mauvaise communication sur les réseaux sociaux sera dévastatrice. À l’inverse, une structure bâtie professionnellement, avec goût, et mettant en valeur les produits démultipliera la probabilité d’un développement rapide des ventes. Paramètre complémentaire, dans le monde de la recherche moderne, une bonne indexation sera l’équivalent des meilleurs emplacements en centre-ville.

L’entrepreneur qui pensera que la tâche est complexe, qu’elle ne lui est pas accessible pourra se remémorer cette phrase de  Steve Jobs, cofondateur d’Apple :  « Toutes les choses que vous voyez autour de vous et que l’on appelle la vie sont faites par des gens qui ne sont pas plus intelligents que vous, et vous pouvez les changer, les influencer. Tout comme vous pouvez construire vos propres choses, que d’autres gens peuvent utiliser ».

 

Lire la suite de l’article d’Alban Jarry sur Les Echos / @Alban_Jarry